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Madame Victoria

(par Catherine Leroux, aux éditions Alto)

La première fois que j’ai entendu parler de ce roman, je dois dire que mon intérêt pour lui était plutôt mitigé. Le concept du roman, soit une déclinaison des identités possibles de véritables ossements d’une femme qui ont été retrouvés près de l’hôpital Royal Victoria, me faisait plutôt pensé à un recueil de nouvelles, dont je suis peu amatrice.

Pourtant, dès les premières pages, j’ai compris qu’il n’en était rien, et dès la première histoire, j’ai été séduite. La preuve étant que je n’ai même pas encore terminé ma lecture et que je suis déjà là, à écrire, trop enthousiaste que je suis à l’idée d’en parler. J’ai cependant fait une pause dans ma boulimie littéraire pour commencer cet article, mais je dois avouer que l’appel de Madame Victoria est plutôt insistant, et donc, je retourne m’y plonger.

COUPURE POUR SIGNIFIER LE RETOUR À MA LECTURE

Ça y est, j’ai terminé de lire Madame Victoria, et j’ai beaucoup aimé.

Madame Victoria, c’est l’amalgame de plusieurs histoires; des déclinaisons des possibles. Certains sont plus proches de la réalité telle que nous la connaissons, tandis que d’autres en sont plus éloignés. Et toutes ces possibilités sont décrites de manière aussi savoureuse qu’imaginative.

Pendant que Victoria et ses différentes avenues convergent toutes telle une flèche vers son destin inexorable, au nord, quelques fenêtres nous laissent voir ce qui arrive à celui qui l’a trouvé et à la population qui cherche à retrouver ses disparus à travers Victoria.

Je lève mon chapeau à l’auteur, pour avoir réussi à montrer avec douceur des actes et des évènements bien cruels. Elle arrive également à cadrer une trame de fond, qui revient dans chacun de ses récits. Je dois avouer m’être posé quelques questions à ce sujet et ne toujours pas avoir trouvé de réponse, mais j’ai trouvé ça inusité et beau, bien que pas toujours très fluide, ce qui ne m’a pas empêché d’y faire un clin d’œil (peu subtil) dans cet article.

Une délectable lecture, dont j’ai tourné la dernière page trop tôt à mon goût.

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