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Les retours

La plupart des gens, lorsqu’ils entrent dans une librairie, sont époustouflés par la quantité de livres que l’on peut retrouver sur les tablettes. Ce qui, je vous l’accorde, peut être plutôt impressionnant. Toutefois, l’opinion répandue selon laquelle tous les livres sur ces étagères appartiennent à la librairie est éloignée de la réalité.

En effet, si une librairie possédait tous ces livres, cela créerait en quelque sorte une stagnation dans le domaine du livre et gèlerait ou ralentirait les activités de tous les intervenants de la chaîne du livre, diminuant ainsi la production de livres.

Les raisons pour lesquelles une librairie ne possède pas tous les livres se trouvant en magasin se résument ainsi : soutenir l’inventaire serait trop couteux, et attendre que tous les livres soient vendus pour pouvoir faire de la place à de nouveaux livres serait trop long et peu efficace commercialement parlant.

C’est pour cela qu’existent les retours.

Toutes les librairies font des retours. Ça consiste à retourner aux distributeurs, après une période variant habituellement de trois à quatre mois, les livres invendus d’une commande. C’est à ce stade que la librairie effectue le paiement pour les livres qu’elle a réellement vendus, ou alors que le distributeur rembourse la librairie pour les livres invendus, selon les ententes conclues préalablement. Ce processus permet à la librairie de ne pas se ruiner et de pouvoir faire un roulement dans son inventaire.

Ce n’est pas tout; il arrive qu’une librairie effectue des achats fermes, c’est-à-dire qu’elle achète une certaine quantité d’un livre. À la lumière du processus des retours, vous vous demandez peut-être pourquoi une librairie opterait pour un tel choix. C’est grosso modo pour faire du profit ou des économies. Par exemple, une librairie pourrait commander six cents exemplaires d’un titre, et en acheter ferme trois cents d’entre eux. De cette façon, la librairie et le distributeur peuvent conclure un accord avantageux pour les deux; le distributeur a vendu trois cents exemplaires sans possibilité de retours et un potentiel de trois cents autres exemplaires vendus, au lieu que la librairie ne commande que deux cents exemplaires; et la librairie obtient certains livres à un pourcentage inférieur du prix, par exemple. Car dans la plupart des cas, une librairie effectue des économies sur un achat ferme, ce qui lui permet de faire un pourcentage de profit supérieur sur chaque livre de cet achat.

Et donc, ça ressemble un peu à ça les retours.

Tag(s) : #Dossier

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