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Outlander

(par Diana Gabaldon)

Je viens tout juste de terminer la lecture du dernier opus de la série Outlander (Le chardon et le tartan). Que ce soit clair, il s’agit de ma série littéraire préférée de tous les temps. Avant d’entrer dans le vif du sujet, il lui faut une petite introduction digne de ce nom :

L’amorce de la série, c’est lorsque Claire et son mari Franck partent en lune de miel en Écosse afin de se retrouver après plusieurs années séparés pendant la Deuxième Guerre mondiale, soit fin 1945. Lors d’une promenade pour aller cueillir des fleurs, Claire tombe entre les pierres du cromlech de Craigh na Dun pour se retrouver en 1743, dans les bras de l’ancêtre machiavélique de son mari. Elle en est secourue par une bande d’Écossais parmi laquelle se trouve Jamie Fraser. S’ensuit une panoplie d’évènements qui les amènent à se marier et à ce que Claire lui révèle son secret. Par la suite, ils vont tenter ensemble de faire réussir la révolution jacobite afin d’éviter au peuple écossais les mesures de répréhension de la part des Britanniques après la révolution échouée.

Par la suite, la série nous amène sur les traces de l’esclavage aux Antilles et des colonies américaines. On suit Claire et Jamie dans ces méandres et établir leur colonie de Fraser’s Ridge auprès de leur famille et amis avant de se retrouver emporter par la guerre d’indépendance. Le tout enrobé dans de nombreuses intrigues, des scènes d’amour fantastiques, des moments familiaux émouvants et une flopée d’évènements historiques.

Pour ce qui est du dernier opus, soit le tome 8 partie 1 et partie 2, et malgré l’amour inconditionnel que je porte à cette série, je dois admettre que je suis un peu déçue.

Le contenant

Comme beaucoup de lecteurs, j’attendais la suite du 7e tome avec beaucoup d’impatience, non seulement parce qu’on veut toujours plus des aventures de Claire et Jamie, mais aussi parce que ce tome se terminait sur plusieurs incroyables « cliffhangers ». Pourtant, celle-ci se faisait désirer; en effet, la traduction française publiée chez Libre Expression a pris de nombreux mois (17, pour être exacte; ce qui est plus long que la durée moyenne entre la parution en langue originale et sa traduction, en règle général) avant d’arriver sur le marché. Non content de nous avoir fait patienter si longtemps, la maison d’édition décide de publier ce tome en deux parties, ce qui va à l’encontre de leur nouvelle approche, soit de republier chaque tome en un seul volume.

À ce stade, il est encore possible de passer l’éponge, malgré cette approche mercantile peu subtile. Toutefois, le fait que ce tome soit bourré de fautes de frappe (« massage » au lieu de « message » ou « peut être » avec un trait d’union lorsqu’il n’en prend pas, pour ne nommer que ceux-là au passage) est franchement décevant. Sans compter le fait que plusieurs anglicismes, néologismes douteux ou carrément des termes mal traduits (tels que « inquisitive », le traducteur voulant sûrement parler de « inquisitrice ») sont simplement inacceptables. En effet, c’est inacceptable qu’un éditeur ayant les moyens de se payer un réviseur, et surtout ayant pris 17 mois pour faire faire la traduction, se permette de publier un livre dans cet état. C’est malheureux, mais c’est selon moi un affront envers les lecteurs.

Le contenu

Pour ce qui est de l’histoire à proprement parler, je trouve que l’éditeur (celui en langue originale) a poussé l’auteur à produire un texte ayant une approche commerciale et que ça paraît. Contrairement aux autres romans de la série, on suit davantage de personnages dans leur intimité. Par intimité, j’entends, entre autres mais principalement, des scènes érotiques. Je ne crois pas que c’était franchement essentiel de bifurquer vers ce type de scènes, surtout que ces scènes furent tracées à gros traits et semblaient un peu décalées. Par contre, je laisse le bénéfice du doute à l’éditeur; il voulait probablement amener un vent de fraîcheur à la série en misant à la fois sur un élément fort qui a fait son succès, soit les scènes d’amour entre Claire et Jamie, et la vague de popularité de Cinquante nuances de Grey.

En outre, en partie à cause de l’ajout de telles scènes et du fait que nous devions suivre davantage de personnages, l’intrigue a suivi un rythme par moment lent et par moment rapide, contrairement à l’approche constante à laquelle nous étions habitués. J’entends par là le rythme saccadé attribué aux aventures de Brianna et compagnie, qui sont si peu présents dans la deuxième partie du tome. Aussi, le manque d’attention à certains éléments plus spirituels ou philosophiques; des questions que nous étions habitués de voir traitées avec plus d’emphase. Le fait que l’auteur appuyait plus forts sur des éléments de peu d’importance, comme à son habitude en fait, mais qu’elle le faisait au mépris d’éléments plus importants ou en ignorants d’autres éléments que nous savons, en tant que fan, qu’elle aurait élaborés si elle n’avait été poussé à écrire un roman plus commercial.

Malgré ce constat qui semble plutôt désappointé, cette série restera à jamais sur un piédestal pour moi, donc malgré tous ces facteurs qui en temps normal m’aurait fait regretter ma lecture, je dois dire que je suis très contente d’avoir eu l’occasion de lire d’autres aventures de Claire et Jamie et que j’attends la suite, encore une fois, avec beaucoup d’impatience.

Tag(s) : #Roman

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